Un licenciement a fait le printemps !

rebondir après un licenciement économique delphine wuillaume conceptrice-rédactrice freelance lille
15 mars 2016… pas la fin, le début de ma nouvelle histoire professionnelle !

Licenciement économique… ces deux mots font peur, font trembler, ils sont synonymes de tristesse, d’incertitude, de déchirements. Et pourtant, pour moi, ce 15 mars 2016, jour de mon licenciement économique, a été pour moi un signe de renouveau, de renaissance, de motivation, de nouvelles perspectives… Oui, un licenciement peut aussi rimer avec épanouissement, nouvelles rencontres, partage, échanges… Aujourd’hui, je vous offre ce flash-back de ce petit moment de vie professionnelle qui a tellement été important pour moi !

Encaisser la nouvelle, et puis décider d’avancer !

En écrivant cet article, je ne suis pas en train de vous dire qu’un licenciement économique est facile à vivre, qu’il m’a laissé indifférente et que je n’ai rien ressenti quand on me l’a annoncé. Le plus dur pour moi a été sur le plan personnel. Il a fallut mettre le mot FIN sur 18 années de ma vie professionnelle.

18 années où j’ai créé des liens, des amitiés qui durent toujours aujourd’hui. Mes collèges m’ont connu célibataire en mode « Bridget Jones » puis amoureuse… Ils ont assisté à l’apprentissage de mon nouveau rôle de maman. Nous avons été là les uns pour les autres, pour les grands et petits bonheurs de nos vies, comme pour les coups durs et les échecs.

Oui je peux dire que ce 15 mars 2016, je quittais physiquement ma famille de bureau avec qui j’étais tellement proche. Un déchirement pour eux, comme pour moi.

Alors il y a la gorge serrée quand on arrive le matin de ce fameux dernier jour. Je n’ai pas dormi de la nuit. Je suis mal, très mal. Eux aussi. On ne se parle pas, nos regards qui se croisent en disent beaucoup plus que les paroles que nous pourrions échanger.

Je m’installe à mon bureau, vide. Toutes mes affaires ont été rangées, jetées, triées. Ne reste plus qu’un pot à crayons, des cahiers et quelques dossiers en cours. J’ai repris les photos, les petits mots, les souvenirs de 18 années de ma vie de bureau sont à mes pieds dans un grand carton que je reprendrai avec moi tout à l’heure.

Et puis j’attends. J’attends que l’on m’appelle pour me remettre les derniers papiers, mon chèque d’indemnités, et puis voilà, ça sera fini.

Un dernier au revoir comme sur le quai d’une gare. Je suis en larmes, eux aussi. Je prends la voiture et je les vois s’éloigner dans le rétroviseur.

Voilà, c’est fini. Je mets la radio histoire d’occuper ce silence dans la voiture et là, clin doeil du destin passe : « mais t’es où ? t’es pas là ? » de Vianey. Non ils ne sont plus là et je ne suis plus là.

Une autre route m’attend, forcément. Les oiseaux chantent, les premières fleurs poussent, un rayon de soleil s’invite… ok, quelque chose prend fin, c’est certain, mais je suis bien décidée à faire de ce licenciement mon nouveau printemps ! J’arrête de regarder dans le rétroviseur, je passe la 5ème… aller cher avenir, on a deux ou trois trucs à écrire maintenant !

Mon licenciement n’était pas une fin, mais le début !

Ok, je n’avais plus de job. Ok, mes collègues me manquaient. Ok, je me sentais en dehors de la société. On doit reconnaître et dire aux autres le fameux mot chômage.

Oui c’est dur, oui je me sens à part, perdue. Les premiers jours je me retrouve en pleine journée seule à la maison, alors que je ne suis pas en vacances, ni en congé maternité, seules périodes pour moi où je n’ai pas travaillé pendant ces 18 années (ah oui, avec un jour d’arrêt maladie quand même). Donc, forcément, ça fait drôle, très drôle ! Même le chat regarde tout drôle de me voir à la maison, limite je le dérange par ma présence !

Et puis je me dis que c’est une chance. L’occasion de faire ce que je n’ai jamais eu ni pris le temps de faire ! Je m’ouvre aux projets, aux formations, je découvre, je rencontre. Je prends le taureau que je suis par les cornes et EN AVANT !

A moi les MOOCS, les formations, pour me perfectionner à la rédaction web, aux réseaux sociaux. Je travaille mon personal branding, mon e-reputation, mets à jour mon book, mon CV… JE VOLE, JE ME SENS POUSSER DES AILES ! JE SUIS BIEN !!

Ecouter sa petite voix intérieure, et puis un jour, oser se lancer !

Oui, j’ose le dire, vivre un licenciement économique est pour moi une occasion formidable pour se poser, faire le point, se former, se perfectionner, pour encore mieux rebondir ! Les organismes existent, les aides, les soutiens sont là pour peu qu’on aille à leur rencontre et qu’on soit motivé !

J’ai passé un an et demi à aller de l’avant, à préparer ce futur qui m’attendait, à aller à la rencontres de nouvelles personnes, de nouveaux projets, de nouvelles façon de travailler. Et puis un jour, j’ai écouté la petite voix qui me parlait, j’ai osé ! J’avais pris ma décision : devenir freelance comme conceptrice-rédactrice ! Voilà la nouvelle histoire que j’allais écrire, voilà le nouveau chemin que j’allais prendre !

Du négatif peut devenir positif, le soleil finit toujours par se repointer, pour vu qu’on en ait l’envie et la motivation !

Voilà mon humeur en ce 14 mars 2018, deux ans après, j’ai assez de recul pour vous dire que oui, un licenciement a fait le printemps !

Spéciale dédicace à toute ma famille de coeur, mes anciens collègues qui malgré mon départ font toujours partie pour la plupart de ma vie… Merci à eux et tous les autres qui m’ont accompagnés pendant ces deux dernières années !

Delphine.

 

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